1. Quelle est votre relation à la photo ?
Ma relation à la photo est complexe et plurielle. Disons que l'exercice de cette activité est un nécessaire ballon d'oxygène au quotidien, un besoin de créativité et de contacts humains qui permet de s'évader des contingences. C'est également un rapport constant et interactif à l'environnement, quel qu'il soit. C'est en même temps un challenge perpétuel pour tenter d'obtenir des résultats plaisants. C'est enfin une quête de progression constante.
2. Quelles sont pour vous les difficultés de ce domaine ?
Elles sont elles aussi multiples : l'acquisition de compétences techniques nécessaires autant à la prise de vue qu'au post-traitement (domaines qu'on ne peut dissocier en photographie numérique tout comme il fallait en argentique maîtriser également le développement et le tirage en labo) ; la recherche de collaborations en secteur rural où l'on est récemment arrivé ; l'aspect non lucratif (et même totalement déficitaire) de l'activité et du statut d'artiste-auteur, qui a plus une vocation d'expression artistique et qui permet simplement de vendre légalement une œuvre le cas échéant.
3. Quelle est la plus belle photo que vous ayez faite ?
Dans cette branche de la photographie, je pense que le photographe a un tempérament contemplatif et rêveur. Il espère donc toujours que la plus belle photo de sa vie sera parmi une de celles qu'il fera prochainement. Et c'est peut-être ce qui le mène à avancer. Mais comme il est altruiste, au-delà de son appréciation personnelle, je pense qu'il puise son bonheur dans une satisfaction, voire une émotion exprimée par le modèle ou le spectateur.